• Christian Bousquet, voyageur au long cours

    En novembre 2011, c'est un nouveau venu dans les pages de Loxiafilms, Christian Bousquet qui nous  fait partager les joies d'une mémorable escapade en Patagonie à bord d'un prestigieux véhicule de collection: un Combi VW de 1976.

    Christian Bousquet

    Armé de sa Sony Z7 Christian nous avait ramené des vues d'une exceptionnelle beauté, souvenir d'un improbable et téméraire périple sud-américain.

     

     

     

     

     

     

    Après Gilles Henry, l'homme  des grands espaces, Paul Giboureau explorateur du microcosme,Christian, chasseur photographe éclectique, nous livre, à son tour quelques réflexions sur la vidéo animalière.

     

    L.: Depuis quand pratiques-tu la vidéo animalière?

    C.B.:J’ai tourné mes premières images vidéo en 1987 avec une Canovision HI8, que j’avais équipée d’un complément optique 1.5 pour filmer les chamois et marmottes de la vallée de l’Ubaye et ce jusqu’en 1990.   15 ans après, je me relance dans la vidéo, vers d’autres sujets mais toujours la même passion.

     

    L.:  Qu'est-ce-qui t'as amené à la  vidéo et plus particulièrement à la vidéo animalière?

    C.B.: La passion des images, des documentaires animaliers ont été des facteurs déclenchants. A mon tour, je suis parti « caméra au poing » comme disait Christian Zuber.C’était en 1978, avec une caméra 16mm et quelques bobines en poche,  depuis,  pratiquement toutes mes sorties ou voyages  sont orientés vers la nature et les animaux et mes images prolongent ma passion.

     

    L. : Quel est ton animal préféré? Vois-tu une raison à ce choix?

    C.B.:  Je n’ai pas d’animal préféré, je passe des oiseaux aux insectes, aux mammifères ou aux fleurs ; j’aime la diversité avec le même désir de mettre en valeur la beauté de la nature.

     

    L.:  Sans  trahir de secrets, quelles techniques de chasse photographique affectionnes-tu?

    C.B. : Aujourd’hui, je filme le plus souvent des petites bêtes volantes ou rampantes, c’est un peu au hasard des espaces provençaux que je pose ma caméra ici ou là, même si je commence à connaître les endroits les plus favorables à leurs rencontresJ’aime aussi pratiquer l’affût, car il permet souvent de saisir des instants magiques.

     

    L.: As-tu un modèle parmi les grands noms de la photographie animalière ?

    C.B. :   Oui, comme le japonais Michio Hoshino, qui a réalisé des magnifiques photos d’ours polaires ou de grizzlis et qui a payé de sa vie sa passion pour la faune sauvage.

     L. :  Comment te situes-tu dans cet art?

    C.B. :    Je me considère  tout  simplement comme un amateur passionné au service de la nature,  dans  lequel  j’essaie  d’apporter une vision personnelle, avec un souci d’exigence et de respect.

    L.: Quels sont tes projets en cours ?

    C.B. :        Un documentaire sur la diversité de la plaine des Maures est le projet le plus avancé, puisque les premières images ont été tournées au printemps 2009 et que ce début d’année a été prolifique en images et en rencontres de naturalistes passionnés.Ce tournage qui me tenait tellement à cœur, devrait être bouclé à la fin de l’année. Après débutera le long et fastidieux travail du montage ... et quel travail !  Mais ça, c’est une autre histoire.

    L.: Quel est ton grand rêve en vidéo animalière?

    C.B. : Mon grand rêve est un rêve d’enfant : partir en Australie pour filmer l’ornithorynque. Alors si vous avez des infos, je suis preneur !

     

    L.:  Quels conseils donnerais-tu à un débutant ?

    C.B. : Pour commencer, choisissez un sujet facile, conten-tez vous de faire de belles images, avec un cadrage soigné et une belle lumière si possible : le reste viendra ...

         Ne faites pas une fixation sur le matériel, la caméra n’est qu’un outil.

         Multipliez vos sorties et partez à la rencontre d’autres passionnés 

         Parfois au retour de mes sorties, complètement découragé,  je me dis « tu n’y arriveras jamais, arrête, range la caméra et laisse faire ça aux autres »  et puis,  il y a   des jours de chance où,  dans la même journée, les sujets qui s’esquivaient à mon approche depuis des semaines sont là, tout près, dans une belle lumière.

        Dans tous les cas c’est une passion qui vaut la peine d’être vécue et partagée. Je vous souhaite à tous et à toutes de réaliser de belles images remplies d’émotions sur vos sujets favoris.

     

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